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ZinZin-ou-ZEN
dimanche 06 décembre 2009, a 12:20
A bas les privilèges !
 

mercredi 02 décembre 2009, a 11:23
Sacré papy !
 

Papy s'est fait faire une ordonnance par son médecin pour du viagra.

Mais comme il connaît tout le monde dans l'unique pharmacie du village,
il demande à son petit-fils de lui faire la commission moyennant une petite récompense.

Je te mettrai 5 € sous ton oreiller cette nuit

Sois discret et ne dis surtout pas que c'est pour moi.

Le gamin fonce à la pharmacie et ramène le Viagra

Le lendemain matin, il regarde sous son oreiller et trouve 20 €.

Comme il est honnête, il va voir son grand-père.

- Papy, tu t'es trompé, tu m'avais promis 5 € et tu en as mis vingt.

- Non, mon petit, je ne me suis pas trompé, je t'ai bien donné 5 €

Les quinze autres, c'est Mamie !

 

 

 

 

 

 

 

dimanche 29 novembre 2009, a 16:54
Hypocondrie
 

 

• Le diabète est en pleine expansion. L'obésité aussi. On ne sait pas s'il faut se faire vacciner contre la grippe A ou pas. Le dépistage du cancer du sein devient automatique. On instaure une journée mondiale contre l'accident vasculaire cé­rébral. Il faut faire face aux maladies neu­rologiques comme Alzheimer ou Parkin­son. Et maintenant, la Une de mon jour­nal me demande de « regarder le cancer droit dans les yeux ».

Eh bien, non ! Je n'y arrive pas. Dès que je dois passer un exa­men médical, j'ai « la trouille »! Pourtant jusqu'à aujourd'hui je n'ai pas de maladie « incurable »... ou elle ne s'est pas encore déclarée. Toutes les pathologies que j'ai ci­tées auparavant concernent mon entou­rage proche ou un peu moins. Un petit « bobo » peut devenir une « méchante » maladie. Cela me met dans un si grand état d'anxiété que je me demande si je ne suis pas hypocondriaque.

@ T.M-V.- Ronchin

 

Lu dans « La Voix du Nord »  du 29-11-2009.

J'adhère complètement à ces propos si bien écrits.

JB

 

 

 

dimanche 29 novembre 2009, a 07:57
Au voleur !
 

 

Je ne sais pas s'il est de bon ton de s'épancher auprès de ses amis sur son état de santé, de raconter par le menu ses maladies, pire de détailler ce qui se passe dans les slips…

Mais mon histoire n'est pas banale, car elle met en cause la technologie de pointe et surtout mon honnêteté.  

Nos corps ont leurs faiblesses, soit par l'hérédité, soit par des usures prématurées dues à des excès de toutes sortes…

C'est mon cas. Le stress ambiant, les angoisses de la vie, les peurs bien enfuies dans mon inconscient repassent… Je suis un faux nerveux. Je me soumets régulièrement devant mes amis au test des mains qui tremblent. Moi jamais !  Tout reste immobile. Pas le moindre frémissement ! Du moins extérieurement… car dans le « bide »… c'est l'affolement permanent, les grandes orgues, les feux d'artifice ! 

Oui, j'ai une maladie chronique : une colite spasmodique.

Sous l'effet du stress, mon intestin gigote, remue, ne tient pas en place. L'exercice est naturellement douloureux, et inquiétant, ce qui me donne encore un peu plus d'angoisse… Vous avez compris le cercle vicieux de cette maladie ! 

Il y a quelques années le professeur, caméra au poing, m'a certifié que ce trouble n'était pas mortel. Il m'a rassuré, en précisant tout de même, que ma radio présentait une belle « pile d'assiettes » et que ses étudiants seraient ravis de voir « un colon irritable de démonstration » (sic)  !

J'en suis très fier, même si mon droit à l'image n'est pas respecté !

Vous l'aurez compris, même si cette vilaine maladie n'est pas mortelle, je suis suivi régulièrement par la science et c'est très bien ainsi. Je suis un adepte de la prévention.

Mon intestin et moi, pouvons donc faire l'historique de ces examens médicaux.

Ames sensibles s'abstenir. Je vous conseille de passer à un autre blog.

Ceci est fait.

 

Donc, puisque nous sommes restés entre ami(e)s ayant du cran, je vous embarque dans les coulisses des anciennes coloscopies…

Autrefois, le jour de l'examen, vous arriviez chez le spécialiste avec, certes, un intestin propre, ce qui veut dire que depuis la veille vous étiez à la diète et aux laxatifs… mais, surtout avec sous le bras un kilo de plâtre.  Je vous rassure, acheté en pharmacie, pas celui utilisé dans le bâtiment. Quoique… Je passe sur les détails de l'examen, puisque rien ne se prenait par la bouche… et lorsque votre ventre, devenu énorme, aurait voulu crier au secours, la table de radiographie vous secouait dans tous les sens pour prendre les clichés du vilain intestin ! Le plus humiliant et le plus difficile était de passer - rapidement - de cette table aux toilettes… Mais quel soulagement !

Puis la science évoluant, la potion magique a disparu avec les radiographies. L'ère de la caméra est apparue… Moins humiliant ? Pas sûr… pour ceux qui n'étaient pas endormis… Voir en direct sur un écran de télé l'intérieur, de son gros intestin vous faisait comprendre les angoisses des spéléologues… Ici, un coude. Là un siphon. Plus loin, drôle de truc !  On manquait d'air ? Pas de problème, la pompe vous en mettait un petit coup et le « bide » se gonflait… 

Dans tous les cas, ce qui intéresse le patient ; c'est le résultat de l'examen. Si vous le recevez par courrier, il vous faut vite un traducteur, car, si les hiéroglyphes ont disparu, si le traitement de textes donne une lecture lisible des charabias de votre médecin, la compréhension est toujours réservée à une élite !  Bref, quelque soit la méthode d'investigation, la question est toujours la même : « C'est grave docteur ? ».

Comme, je vous l'ai dit, la visite de mon intestin est régulière comme la visite d'un musée. Même le mardi, je peux me prêter à ce jeu…

Vous connaissez le parcours qui vous mène à l'examen : - passage obligé, sous peine de sanctions devant votre généraliste, qui en trente secondes rédige le sésame… Puis rendez-vous au spécialiste qui, en trente secondes, vous donne une date, le matin à jeun etc.   Et me voici donc, pour la nième fois, à attendre, dans la salle prévue à cet effet, le moment où une jeune femme en blanc me dit « Monsieur X, le docteur vous attend ( !) »

Je connais bien l'impermanence des choses, l'évolution rapide des mentalités et surtout de la technologie ; mais je dois dire que ce jour là, je suis resté coi !

De mémoire, voici ce que m'a annoncé le spécialiste de l'endoscopie digestive :

« Je connais bien, depuis longtemps, votre caractère très neurotonique… J'ai une bonne nouvelle à vous annoncer, vous allez être mon premier patient sur lequel, je vais pratiquer un examen avec une « gélule électronique ». Il vous suffit d'avaler cette petite chose (Et de me montrer une sorte de gros haricot rouge) et à intervalles réguliers, par un système de transmissions, je contrôle sur mon ordinateur votre tube digestif et le tour est joué. Il vous suffit de rejeter par les voies naturelles la gélule. Plus de caméra, plus de gonflement… »

Après avoir donné mon accord, j'ai donc avalé, avec une sorte de gélatine, cette boule électronique.

Effectivement, régulièrement, on venait me chercher pour que j'émette, comme un relais télé, mes images vers les téléspectateurs en blouses blanches. Car, ils étaient une demi-douzaine à admirer la qualité de mon reportage « intra-corpus » !  Et de s'esclaffer : « - fait un retour arrière – donne nous un zoom – un peu plus de contraste, s'il te plait » etc.  Je me demande même, s'ils ne s'intéressaient pas plus à la technicité de leur nouveau jouet qu'à détecter une anomalie quelconque.

L'examen, enfin terminé, on m'a remercié d'avoir été ce premier cobaye. On n'a pas oublié de me rassurer : « Tout va bien ! »

Puis, j'ai dû « rendre » la fameuse gélule. C'est là que tout a commencé pour moi…

J'étais assis depuis plus de dix minutes sur un WC un peu spécial, quand de l'autre coté de la porte une voix sèche m'a demandé si j'avais fini…. Fini quoi ? Je devais « restituer » leur engin. Mais, rien ne venait. Souvenez-vous j'étais à la diète et sous laxatifs depuis deux jours…  Un quart d'heure plus tard, la porte s'est ouverte brusquement et là mon sympathique spécialiste de l'endoscopie digestive, le teint livide, m'a demandé de me lever de mon auguste siège. « Rien ! »

Immédiatement, sur un ton inquisiteur : « Qu'avez-vous fait de la gélule ? » Je lui ai répondu, navré, que rien n'était venu !

 Il ne m'a pas cru !

Alors d'autorité il m'a gardé une journée en milieu hospitalier, bien sûr pour raisons médicales… et recherches par son ordinateur soi-disant sophistiqué ! Aucun signal ! Aucune image !  Le silence radio absolu ! Rien ! Je suis même certain qu'ils ont fouillé mes affaires. Toujours pas de gélule, et je commençais à avoir sérieusement faim !

Le surlendemain, un inspecteur de police est venu m'interroger. Pour leur enquête, j'ai décliné toute ma généalogie… Sans doute, pensait-il que je participais à de l'espionnage industriel…  Le troisième jour, la gélule n'était toujours pas là !

Après avoir passé quarante-huit heures en garde à vue,  pour les nécessités de l'enquête, devant un juge, spécialiste dans la défense du territoire,  (je crois), on m'a signifié ma mise en détention pour « vol par rétention » d'un objet classé je ne sais trop quoi…

 

En prison, on ne rigole pas.

Je me suis retrouvé à poil, avec « palpations diverses » pour la sécurité ! Puis j'ai dû passer dans un détecteur, une sorte de sas électronique…

Et là, le bonheur de ma vie : L'alarme s'est mise à sonner !

La gélule était retrouvée dans le méandre d'un tube digestif vraiment incontrôlable.

JB

 

 

 

 

 

samedi 28 novembre 2009, a 16:07
Les caprices de la langue française
 

- Pourquoi parle-t-on des quatre coins de la terre alors que la terre est ronde ?

 

- Quand un homme se meurt, on dit qu'il s'éteint ; quand il est mort, on l'appelle "feu".

 

- Pourquoi appelle-t-on "coup de grâce" le coup qui tue ?

 

- On remercie un employé quand on n'est pas content de ses services…

 

- Pourquoi dit-on d'un pauvre malheureux ruiné qui n'a plus où se coucher -  qu'il est dans de beaux draps ?

 

- Comment distinguer le locataire du propriétaire lorsque ces deux personnes vous disent à la fois "je viens de louer un appartement".

 

- Comment peut-on faire pour dormir sur ses deux oreilles ?

 

- Pourquoi lave-t-on une injure et essuie-t-on un affront ?

 

- On passe souvent des nuits blanches quand on a des idées noires.

 

- Pourquoi lorsque l'on veut de l'argent devant soi, faut-il en mettre de côté ?

 

 - Pourquoi lorsque vous dites à quelqu'un "Je ne partage pas votre avis", peut-il répondre : "Les avis sont partagés".

 

- Pourquoi avons-nous parfois l'estomac dans les talons ou le compas dans l'oeil ?

 

- Pourquoi dit-on - Embarras de voitures quand il y a trop de voitures et - Embarras d'argent quand il n'y en a pas assez ?

 

 

 

 

 

mercredi 25 novembre 2009, a 19:46
Géronte…
 

 

 

Le temps...

 

« Je suis éternel ! »

Le temps passe.

« Mon espérance de vie ? Houp ! »

Le temps passe.

« Avec la science, tout est possible ! »

Le temps passe.

« Ho ! La retraite, c'est encore loin ! »

Le temps passe.

« J'ai encore de belles années devant moi ! »

Le temps passe.

« ça vient... »

Le temps passe.

« Si je pouvais voir... »

Le temps passe.

« A nos âges, on doit s'attendre à tout ! »

Le temps passe.

« Ben, j'ai l'impression que je fais du rab ! »

Le temps passe.

« C'est plus une vie... Je demande à partir ! »

Le temps passe.

« Le bon Dieu m'a oublié ! »

Le temps passe.

« Couillon, c'est toi Dieu ! »

 

Le temps…

 

JB

 

mercredi 25 novembre 2009, a 10:06
Pictorialisme
 

 

Amateurs de photos « travaillées » voici mon nouveau blog, sans prétention !

 

 

Picto-Zen

 

http://picto13.canalblog.com/

 

 

 

lundi 23 novembre 2009, a 19:23
La porte d'Angeline.
 

 

Je n'ai pas l'intention de vous raconter des balivernes.

L'âge est là. Je ne suis plus très jeune, alors des portes, sachez-le, j'en ai connu. Enfin...

Celles que j'ai poussées. Celles que je pensais ouvrir alors qu'elles étaient déjà ouvertes. Bêtises ! Celles qui m'ont été claquées au nez. Celles qui sottement sont restées non franchies. J'ai vu des portes d'églises qui ressemblaient à des portes de prisons et l'inverse. J'ai donc appris à me méfier des apparences...

Bien sûr, j'ai souvent franchi les portes de la routine, du connu, du reconnu, du rabâché, du désespérément identique. Parfois, un monde nouveau apparaissait, alors là, je restais prudemment sur le seuil avant de franchir le pas, le pas de porte, bien entendu, qui m'engageait et engageait mon vécu vers une autre route. Je ne vous souhaite pas de tomber sur une porte vitrée... sans clenche... Frustration assurée ! Pour aller vite et loin, je voulais toutes les franchir. Jeune fou ! Que de bévues ! J'ai fatigué la machine, sans trop m'en apercevoir ! Un jour, alors que je prenais mon épuisement pour de la sagesse, j'ai ouvert une porte dérobée, qui durant toute ma vie, m'avait échappé. La porte de mon imagination !

Sur la porte un nom "Angeline". Cela peut vous paraître curieux, mais il arrive que l'on baptise des choses bizarres. Oui, mon inconscient avait donné un nom, ce joli nom à ma muse, celle qui durant toute une vie d'artisan, avait eu la bonté de me permettre de noircir des feuilles blanches pour calmer les angoisses d'un apprenti écrivain, quand il espérait encore rencontrer la gloire au bout de sa plume... Naïf ou prétentieux ?

- Angeline ? Angeline ? Réponds-moi !

Était-elle à mon écoute ou vagabondait-elle dans les mondes de la rêverie ? Non elle me répondit.

- Me voilà mon ami ! Encore une petite panne d'inspiration ? Je t'imagine, j'en ai bien le droit aussi, avec à la main ta plume turbulente, avec son potentiel d'écriture au top niveau, prête à écrire n'importe quoi. Et ta page blanche éternelle. Lamentable. Blanche comme un linge javellisé. Vierge du recto au verso. Silencieuse, muette, inutile, inquiétante. Te voilà perdu entre ces deux mondes. Comment unir ta plume et ton écritoire ? Comment les fusionner avec l'intention secrète d'aboutir à une production ?   La situation est grave puisque te voici à nouveau à ma porte, à la porte de ton imagination, à la porte d'Angeline, pour obtenir, voire m'arracher quelques belles idées, traduire de magnifiques phrases qui gonfleront ton ego comme un ballon de baudruche.

Allez pousse la porte, entre chez moi.

La demeure ne m'était pas inconnue. Je me croyais chez moi !

La température était douce. Un parfum léger éveillait en moi de douces sensations. Une musique tout aussi légère imprimait dans mon cœur une gaieté trop souvent éloignée. Bref tout comme chez soi quand ça va bien.

C'est par ici.

Angeline était toujours aussi prévenante.  Nos rapports étaient pourtant ambigus. Quand ma plume courrait de ligne en ligne, rapide, vive, légère, alerte, autoritaire, Angeline était pour moi... un ange, une bienfaitrice pour laquelle, j'avoue avoir eu des sentiments touchant le cœur et la raison. Normal quoi !

Mais, quand cette créature, partie secrète de moi-même, refusait d'entendre mes appels angoissés, quand l'encre au bout de ma plume s'asséchait comme une source du désert, je grondais, je pestais contre celle qui manquait à tous ses devoirs.  Car c'est de devoir qu'il s'agit, le devoir d'écriture qui s'impose à ceux qui ont choisi cette religion. Oui, je vous l'avoue, Angeline et moi formons un vieux couple rôdé aux vicissitudes d'une vie toute en dentelle.

Curieusement, pour la première fois, c'est moi, qui accédais à sa demeure. Était-ce un signe, une reconnaissance ou un changement de stratégie par celle qui avait jusqu'à ce jour su garder son mystère ?

Voilà la cuisine.

Si le lieu était équipé de meubles fonctionnels et modernes, je remarquai la présence de bons vieux ustensiles d'autrefois. Apparemment, Angeline cuisinait à l'ancienne, avec son savoir-faire et ses mains. Elle confirma mes soupçons.

Comme tu viens de remarquer, je mouds les idées avec ce bon vieux moulin. J'émince mes informations avec ce couteau. Et je conserve mes notes dans ces bocaux de verre. Ici, il n'y a pas de notion congelée, ni même de concept lyophilisé et encore moins de cliché déshydraté !

Je compris alors pourquoi la cuisine d'Angeline avait ce goût si particulier, si personnel, un goût qui ne convenait peut-être plus aux consommateurs de proses aux relents d'hamburgers ! Mais taquin, je lui fis remarquer qu'un micro-onde semblait servir ses sauces.

Allons mon ami, grâce à cet ustensile, ta plume parfois frétille rapidement au bout de tes doigts. Cet engin a la particularité de frotter les mots les uns aux autres jusqu'à leur échauffement. Ici pas de réchauffé et jamais de plat brûlé !

Je n'imaginais pas mon imagination, la taille ceinte d'un tablier de cuisinière. D'ailleurs, je ne pouvais imaginer quoi que ce soit sans l'intervention d'Angeline. Forcément !

Si tu veux bien nous allons passer à la salle à manger.

Si la cuisine était moderne, cette pièce datait. Les meubles étaient riches. Tous en chêne massif. La richesse des nobles se reconnaît à leurs meubles Angeline était une reine ! Des objets de valeurs étaient délicatement posés sur des napperons brodés main, semblables à ceux fabriqué avec amour par une marraine disparue. Des cadres en or mettaient en valeur des tableaux de maîtres.  Watteau, Boucher, Magritte... Mes préférés ! Mais le plus surprenant était cette grande bibliothèque, où à mon sens des centaines d'auteurs, du plus grand au plus modeste, avaient leurs œuvres alignées dans un ordre de préférence. Grandes signatures et modestes paraphes ! Cette pièce inspirait le respect, l'humilité, la reconnaissance. Nul doute, nous étions dans le temple du temps avec ses références historiques, ses thèses d'un jour et ses antithèses du lendemain, ses certitudes, ses doutes, de tous les temps. Dans ces livres l'Homme y était tout entier et Angeline accommodaient chaque page, chaque ligne pour en tirer une autre richesse. Créer est réservé à Dieu, nous tout petit, on ne peut que modifier, transformer avec plus ou moins de bonheur...

C'est ici que je relis ces livres et que je reçois les écrivains.

Je fus surpris par cette confidence.

Allons, allons, je suis ton imagination. Je peux tout accomplir. Avec moi, il n'y a pas de temps, ni passé, ni futur. L'espace n'existe pas, où je le maîtrise aussi. Il faut bien me nourrir, alors j'interviewe les grands et les petits. Je pique une idée, je la modifie dans la cuisine. Je compresse une idée ou je la dilate. Tes prises de notes, tes réflexions, tes idées me parviennent toutes et je les compare avec mes bases de données. L'imagination c'est un métier !

Toujours sur le ton de la plaisanterie je lui demandai si mes modestes écrits étaient rangés sur ses étagères. Elle rit de bon cœur ! 

Tu te prends pour un écrivain ? Bien sûr, tu écris... Tu n'as jamais été édité, seule manière pour être reconnu ! Et tu crèves de ce manque de reconnaissance. Je le sais, un écrivain doit naître deux fois... Toi tu es encore en gestation. Patience !

Si tu étais peintre, tu aurais moins de problème. Une toile dans la cuisine, une toile aux toilettes et mine de rien tu exposerais ton œuvre... Tu n'oseras jamais placer tes feuillets aux W. C. de crainte que l'on accuse d'un manque d'hygiène...   Il est vrai aussi, que la critique est plus ferme vis à vis des amis de la plume que vis à vis des teneurs de pinceaux. Moi je te conseille de mettre sur ta carte de visite  « E.E.H. ». Avec cette formule tu ne mentiras pas et surtout avec cette forme de publicité tu interpelleras des lecteurs éventuels.

«  E.E.H. ? »

Oui, « Écrivain En Herbe ! » 

L'idée n'était pas stupide. Quelle imagination ! Ravis, j'hurlai, « E.E.H… Écrivain En Herbe ! » Aussitôt Angeline me fit taire.

Chut ! Tu veux alerter ma voisine... La folie ?

Je me tu immédiatement ! Les environs étaient mal fréquentés.

Voici la chambre à coucher.

 

Un lit, un grand lit s'ennuyait au milieu d'une grande pièce sans fenêtre. J'eus un drôle de sentiment. Comme un malaise.

Je dors là. Pas trop car une imagination en sommeil est une imagination morte. Tu reproches assez souvent mes assoupissements. Alors je me suis arrangée pour que cette pièce soit spartiate. Allez passons.

Puis Angeline fit une halte devant une grande porte vitrée qui donnait sur un balcon immense. Paysage magique. Le panorama était surréaliste. Etait-ce la campagne ou un bord de mer ? Peut-être aussi les pentes escarpées de montagnes aux neiges éternelles ? Le mélange des genres était troublant.

Il me faut parfois aussi la beauté de la nature pour donner à tes écrits un peu de poésie.

Elle avait raison Angeline. Il faut toujours camper un décor, fixer un cadre, bref situer une action.

Angeline me raccompagna à la porte. Je lui demandai si la visite était terminée. Elle me répondit par l'affirmative. Me faisant remarquer avec subtilité, qu'il y avait bien le coin "vide ordure", mais que l'endroit était trop vétuste pour être regardé en raison d'un usage immodéré dans l'envoi au rebut d'idées qui ne tenaient pas la route.

Arrivé sur le pas de la porte, je lui demandai encore, timidement, si elle ne voulait pas m'accorder une interview dans la salle à manger...

« Mais tu n'es qu'un écrivain en herbe ! E.E.H ! »

Répéta-t-elle !

La porte claqua derrière moi.

« Garce ! »

 

JB

 

 

  

samedi 21 novembre 2009, a 11:30
"Mort de Thatcher"
 

Un texto envoyé par téléphone portable a fait l'effet d'une bombe mardi  dernier en pleine réception réunissant 2.000 parlementaires canadiens. Les députés conservateurs, qui vouent une grande admiration à l'ex-Premier ministre britannique Margaret Thatcher, se sont immédiatement réunis avec leurs collaborateurs pour formuler une réaction.

Après enquête, il n'y avait pas de doute, Thatcher avait bel et bien passé l'arme à gauche…

Sauf que… Thatcher était un chat de 16 ans, baptisé ainsi en hommage à la Dame de fer, âgée, elle, de 84 ans…

 

(Cha m'amuse ! ) JB

 

 

 

 

 

 

jeudi 19 novembre 2009, a 14:31
Divorce.
 

A tout âge,

Le mariage

Est le partage

D'un grand voyage !

 

Mais, quand des contrastes

Deviennent néfastes,

Le désamour dévaste

Une histoire devenue sans faste.

 

 

Après maintes disputes,

Après moult déroutes,

Voilà la banqueroute

Et l'inévitable chute…

 

Le mot est dit : divorce…

Celui-ci amorce

La lutte des forces,

Et des haines féroces.

 

L'alliance se brise.

L'amour agonise.

Temps des sottises…

A chacun sa valise…

 

 

JB

mercredi 18 novembre 2009, a 09:05
Le drapeau. (Sans aller plus loin !)
 

 

 

 

 

               

 

HISTOIRE

Emblème national de la Vème République, notre drapeau tricolore réunit, sous la révolution française les couleurs :

BLEU                  : La couleur bleue flotte depuis le couronnement de Clovis (Capétiens)

BLANC               : de 1638 à 1790 couleur du drapeau royal

ROUGE               : la dynastie des Carolingiens.

 

Aux premiers jours de la révolution française, les trois couleurs furent réunies sous forme de cocarde.
En juillet 1789 peu avant Bastille une grande agitation règne à Paris et une milice se constitue avec comme signe distinctif une cocarde BICOLORE composée des couleurs BLEU et ROUGE.
Le 17 juillet LOUIS XVI se rend à Paris pour reconnaître  la nouvelle garde nationale. Il arbore la cocarde bleue et rouge à laquelle il semble que LAFAYETTE, commandant de la Garde ait ajouté le blanc royal
Pendant la révolution française le roi Louis XVI a accepté ces couleurs le 14 juillet 1790 (fête de la fédération) sur le Champs de Mars, signifiant que le peuple de Paris était avec le Roi.
La loi du 27 pluviôse an II (15 février 1794) fait du drapeau tricolore le pavillon national, en précisant, sur les recommandations du peintre DAVID que le bleu devait être attaché à la hampe.
Le XIX siècle voit s'affronter le blanc des royalistes légitimant les couleurs héritées de la révolution. Le drapeau blanc est remis à l'honneur sous la restauration mais Louis Philippe reprend le drapeau tricolore et le fait surmonter du Coq Gaulois..
Lors de la Révolution de 1848 si le drapeau tricolore est adopté par le gouvernement provisoire, c'est le drapeau rouge qui est brandi par le peuple sur les barricades en signe de révolte.
Sous 1a IIIème république, un consensus s'établit progressivement autour des couleurs. À partir de 1880 la remise des drapeaux aux armées lors de la fête du 14 juillet est un grand moment d'exaltation du sentiment patriotique.
Les constitutions de 1946 à 1958 (article 2) ont fait du drapeau français l'emblème national de la République.
Aujourd'hui le drapeau français est visible sur les bâtiments publics et il est déployé lors des commémorations nationales et les honneurs lui sont rendus. 

 

(JB : J'ai lu.)

 

 

 

mardi 17 novembre 2009, a 19:09
Mes nombres
 

 

 

 

Quand le soir sombre tombe

J'accuse âprement les nombres

Ceux trop grands pour ma tombe

Ceux trop lourds pour la colombe

Je broie le noir des nombres

Ceux dont l'histoire m'encombrent

Inutiles éphémères en surnombres

Quand le soir sombre tombe

J'accuse le coup et succombe

 

JB

 

 

 

lundi 16 novembre 2009, a 20:38
Apprendre à « Lâcher prise. »
 

 

 

« Apprendre »,  c'est comme « prendre » dans la main,  avec obligation de la refermer en forme de poing, pour conserver son acquis.

Peut-on communiquer – travailler – faire preuve de générosité - avec des poings fermés, même s'ils contiennent des richesses ?

La réponse est non, sauf si vous restez dans un cercle, où tout le monde se ballade les poings fermés ; mais ceci ne ressemble-t-il pas à un ring de boxe ?

Si nous avons le sens du don, la volonté d'être généreux, le désir d'ouvrir notre cœur… nous devons effectivement ouvrir nos mains.  

Les mains nues, les mains vides n'enlèvent en rien l'acquis de nos études, de nos méditations,  de nos prières, de nos résolutions. En effet, des mains qui travaillent sont souvent porteuses de durillons, mémoires d'un âpre travail, mémoires d'un labeur douloureux. Si quelques écorchures modifient la pureté de ces mains, il ne peut s'agir que de petits accidents dus à la non maîtrise parfaite d'outils. Le temps et l'expérience feront le reste !

Il faut donc lâcher prise, pour ne pas se crisper bêtement sur nos petites connaissances ! Un problème d'ego à combattre !

Ouvrir ses mains, est un geste individuel, intime, pensé, conscient. Il est à l'opposé de l'égocentrisme qui veut tout pour « son Soi », qui garde les acquis égoïstement, sans partage, sans vulgarisation. 

Toujours plus, toujours posséder plus, toujours garder plus, nous oblige à  marcher, en fait,  les poings serrés,  jaloux de nos connaissances que l'on peut distiller éventuellement avec ses semblables, c'est-à-dire avec des manchots du cœur. D'ailleurs, comment avoir la main sur le cœur quand les poings  sont fermés ? Comment les joindre pour prier ou méditer ?

Il nous faut donc lâcher prise. C'est-à-dire en prendre et en laisser.

La bonne attitude est celle  qui nous permet de prendre dans la main et qui nous oblige aussi à ouvrir la main pour donner.

Il s'agit d'une respiration « Inspire », je prends. « Expire » je donne. (*) Une des méditations bouddhistes se base sur la respiration pour permettre à l'esprit du méditant de découvrir la paix intérieure. Le don, le partage, apportent  cette paix avec soi-même,  avec sa conscience,  avec l'autre.

Enfin, une main qui se ferme et qui s'ouvre ; ne ressemble-t-elle pas à un cœur qui bat, permettant la régénération des tissus ?

 

 

(*) L'étymologie de « inspire »  c'est : « In Spritus », c'est-à-dire que l'on fait entrer « l'esprit »  en soi. Quelqu'un d'inspiré est quelqu'un dans lequel l'esprit est « entré », à l'opposé, expirer, c'est faire sortir l'esprit de soi, donc le plus communément…  mourir !

 

JB

 

jeudi 12 novembre 2009, a 20:40
On ne comprendra pas
 

On ne comprendra pas

ce que vous avez fait

et vous ne saurez pas en parler

on vous enviera

vous haïra

vous épiera

et vous vous en moquerez

car vous aurez trouvé en vous

ce que les autres cherchent

vous aurez trouvé en vous

ce que les autres croient impossible,

vous continuerez votre lutte inutile

pour faire marcher la machine

mais vous ne pourrez oublier

au-delà du groupe même

les dimensions nouvelles

que nous avons creéés,

vous ne pourrez plus vivre

comme avant

mollement

sournoisement

petitement

hypocritement.

 

G.C. Rapaille et M. Barzach

mercredi 11 novembre 2009, a 12:01
« Se faire la malle ! »
 

 

 

Partir sans prévenir… En voilà deux (T et M) qui jusqu'à présent ont su « prendre la poudre d'escampette » de belle manière. Laissons, un instant la morale, pour admettre qu'il y a une certaine classe – d'un coté - à se sauver ainsi d'une prison dans une malle, et - de l'autre coté - « piquer » ainsi quelques sous… dans la grande malle !

Dans les deux cas, sans aucune violence, sans aucune menace, c'est du grand art… comme à l'ancienne !

Quand on voit qu'à notre époque, par manque d'intelligence, la violence devient la seule méthode pour arriver à ses fins, on se demande si nous ne retournons pas à nos origines bestiales où seul le muscle fait loi !

Enfin, ce jeu du chat et de la souris où nos deux compères font la pige à nos forces de police m'amuse beaucoup.

Oui, intelligence contre intelligence ! A suivre !

JB  

 

 

 

mercredi 11 novembre 2009, a 11:59
Merci chère Monelle.
 

 

 

Monelle a écrit le mercredi 11 novembre 2009 :

 

Lorsque les derniers canons ont retenti, le silence s'est abattu sur la plaine.

Les derniers belligérants ont rendu les armes épuisés et meurtris.

Des villages entiers sont dévastés et brûlés,des milliers d'hommes sont étendus au sol : des pères, des frères, des amis qui ont combattu jusqu'à la mort pour rendre la liberté à la France.

Désormais dans le pays, personne ne pourra plus effacer de sa mémoire les mois de terreur et de malheur qui ont été ceux de la Première Guerre Mondiale.

Nous sommes le11 novembre 1918 et l'Armistice est enfin déclarée après des années de lutte.

L'espoir renaît même si l'on doute qu'un avenir puisse être possible après l'horreur du carnage.

Il faut reconstruire un pays affaibli par la guerre, recomposer des familles, relancer les industries et l'économie et malheureusement l'Histoire montrera que la France connaîtra de nouveau, des années plus tard, le même triste sort.

 

Poème écrit par Warren Seine, élève de 3eA, en classe de français

Beau texte pour un jeune, tu ne trouves pas ?

 

Monelle

 

 

mercredi 11 novembre 2009, a 08:01
Lundi 11 novembre 1918
 

""""" Lundi 11 novembre 1918. Ma chère maman, Ce matin, de bonne heure, les autos américaines et françaises qui défilent sur la route à cent mètres de notre installation arboraient des drapeaux. Et à 11 heures, nous apprenions à la fois la signature de l'armistice, la fuite du vieux bandit et la révolution en "Bochie". Et toutes les cloches des villages voisins sonnent de joyeux carillons cependant que le canon a cessé de tonner et que le soleil (de la fête aussi) fête l'été de la Saint-Martin et la fin de la guerre. Te dire notre joie à tous est impossible. Ma première pensée a été pour ceux que j'aime, pour toi, ma chère vieille maman, qui va retrouver ton pays redevenu français. J'ai jeté un regard sur les Vosges qui se profilent devant nous ; les deux versants en sont français maintenant, et pour toujours ! X """""

Lire : "Paroles de Poilus"  (Lettres et carnets du front – 1914 – 1918 -) Collection Librio.

mardi 10 novembre 2009, a 09:33
L’écolo-psy.
 

 

 

 

Comme « Ecolo psychique »

J'évite les polluants,

Ceux qui critiquent   

En se déguisant.

 

La cruauté se met aux normes

De la bêtise et des méchants.

Nos consciences se chloroforment

Le subliminal est dominant.

 

Manipulations mentales…

Mensonges travestis…

Répétitions brutales…

Tout est là, et nous abrutit.

 

Comme « Ecolo psychique »,

Je suis le précurseur…

D'une réflexion logique

A l'encontre des moqueurs.

 

JB

lundi 09 novembre 2009, a 20:14
*****************************J B ***********************
 

vendredi 06 novembre 2009, a 07:57
La fleur des mâles
 

 

 

J'ai posé mon regard sur une fleur

Léger comme un papillon sans peur

Elle a doucement fléchi sa corolle

Touchée par cette grâce frivole

Salut à toi ô homme tout puissant

Vas-tu me cueillir dans l'instant

Ou me laisser vivre ma courte destinée

Dans ton Eden lieu d'amours jardinées

Fleur ta beauté me parle au cœur

Comme les jolies femmes tes sœurs

Que tes parfums enivrent longtemps

Jardins montagnes plaines et champs

En moi je ne pris que ce souvenir coquin

Laissant ma belle aux regards des libertins

 

 JB

mercredi 28 octobre 2009, a 10:22
J'aimerais décider.
 

Entre terre et ciel…

 

Pour un bout de terre, pour une part de ciel,

Des hommes se battent cruellement.

Pour un bout de terre, pour une part de ciel,

Des hommes entraînent nos vies vers le néant.

 

Pour un bout de terre,

Avides de posséder,

Ils modifient les frontières

Et ne craignent pas de tuer.

 

Pour une part de ciel,

Avides de diriger,

Ils prêchent l'immatériel,

Certains de ne pas se tromper.

 

Entre terre et ciel,

J'aimerais décider

De mon bien être matériel

Et de mes divines pensées.

 

Les guerres portent toutes un nom,

Celle de cent ans à celle de religions.

La prochaine me donnera raison

La guerre éclair : la guerre des cons…

 

Entre ciel et terre…

 

 

JB

 

 

 

mardi 27 octobre 2009, a 14:49
Espace tant pis !
 

 

 

Eisenhower quitte notre monde,

Concorde prépare sa ronde,

Paris reçoit Monsieur Nixon,

La France à De Gaulle, c'est Non !

Et trois pas lents sur la Lune…

Ton nom est déjà à la Une,

Car depuis neuf  longs mois,

Une seule préoccupation : Toi.

Toi,  l'être en devenir, depuis la nuit

Du ventre  douillé de ta mère,

Tu nous donnes déjà toute ta Lumière…

 

Et le temps passa… sans bruit !

 

Des souvenirs étranges de quarante ans…

Nous avions vingt ans, nous tes parents !

 

C'est l'histoire banale de l'espace-temps

Où après l'hiver vient le printemps.

Des rides touchent notre visage,

Quand toi tu deviens plus sage.

Tu connais tout de la vie moderne,

Quand nous devenons de vielles badernes.

 

C'est l'histoire banale de l'espace-temps

Où le cycle de la vie est permanent !

 

JB

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

lundi 26 octobre 2009, a 08:52
Falaise
 

 

 

 

Je tremble sur le bord de la falaise

J'ai peur du vide des espaces temps

A force de mémoriser des fadaises

Mon cerveau se vide prématurément

 

Inconnu à ses yeux de braises

Mon cœur pleure à chaque instant

Il est l'heure que je me taise

Et je vais sauter dans le néant

 

Je tremble sur le bord de la falaise

Où le vertige souffle avec le vent

Dessous la mer se démonte mauvaise

Pour décourager un acte imminent

 

Soudain en moi un violent malaise

Me fait renoncer à ce geste dément

Mais hélas mon pied glisse sur la glaise

Cesse ici l'histoire avec son dénouement

 

JB

 

 

dimanche 25 octobre 2009, a 21:46
Grand Corps malade
 

 

 

Il était tard et je grenouillais devant ma télé. Telle était ma soirée ! J'étais en fait à la fête devant un Ruquier en grande forme. Comme à son habitude, il opérait sans chloroforme. Soudain, mon brouillard tomba en miettes, L'amuseur, aux clichés rompus, devint plus chouette. Un CD en main, il annonce l'invité : « Grand Corps malade » ! Je me dis, encore de la pub. d'un type qui vend sa salade. Pourtant, je l'écoute et je m'aperçois béatement, Que son discours est… autre, beau, fort, fort intelligent. J'entends autre chose : du slam, oui du slam merveilleux. Pour la première fois je vois, je vis, je comprends les banlieues. J'aime la musique, la finesse de ce nouveau langage. La fraternité, l'amour, la vigueur… dit sans tapage. Je vous assure, j'ai devant moi un poète d'exception, qui avec ses mots dans la poésie sonne la révolution !

JB

samedi 24 octobre 2009, a 14:39
Treiber
 

 

 

 

Jean-Pierre Treiber ne passe pas inaperçu, sauf pour toutes les polices… Voila un détenu, bien cavalier, en cavale depuis le 8 septembre 09, qui ne cesse de faire des pieds et des mains pour tromper les polices, petits pieds dans cette affaire. Il est vrai que son pied-à-terre est le taillis, où l'homme des bois, qui n'est pas aux abois, se taille une solide réputation ! Seule la caméra le détecte, comme seuls les radars verbalisent, comme seul l'ADN culpabilise… mais où est donc la police non robotisée ?  Treiber comme Ulysse a créé son cheval de Troie, pour tromper son monde. Il nous dit d'aller nous faire voir chez les Grecs…  Ce fugitif a mis le paquet pour s'enfuir. Puisse le parquet y mettre le sien pour emballer en douceur, celui qui sur les arbres grave des cœurs.

En guise de conclusion, je fais une suggestion : dans les prisons que les détenus détiennent des bracelets électroniques, pour empêcher les plus malins de faire la nique !

JB

 

 

 

samedi 24 octobre 2009, a 14:36
Sans toi
 

 

 

 

Sans toi ni loi

Chercher le bonheur

Enfin conquérir ton cœur

Loin sur le chemin

Dans l'oubli des petits matins

S'étonner de n'être déjà plus rien

Vomir toutes ses vieilles peurs

Sombrer seul dans le malheur

Sans foi ni loi

Sans moi sans toi

Mourir plein d'effroi

 

JB

 

 

jeudi 22 octobre 2009, a 23:33
L’hymen intact !
 

 

 

 

 

On sait : « On se marie une fois, on s'épouse toute une vie… »

Mais comment durer si longtemps sans être desservie ?

Vont-ils nous livrer, aujourd'hui, le secret des vieux mariés ?

Vont-ils passer à table et livrer le mystère tant recherché ?

 

 

Ont-ils su nous cacher quelques traîtrises

Quelques fâcheries ou quelques bêtises ?

Oui, quelle est donc la recette d'une si grande longévité,

Quand de nos jours tout lâche, si vite, et sans émotivité ?

 

 

Sans doute ont-ils souvent mélangé leurs eaux à leurs vins,

Tout en respectant toujours le partage du sel et du pain…

Mais, comment ont-ils su garder les nuances du bonheur,

Quand le temps tenace efface, serments, formes et couleurs ?

 

 

Dommage… Ils ne diront rien ! Le silence vaut mille paroles…

Pour ce genre de choses, eux savent, qu'il n'y pas d'école !

Pourtant, autour de cette table, le secret est là, parmi nous.

« S'aimer les uns les autres » est le précepte des vieux époux !

 

 

 

JB

mercredi 21 octobre 2009, a 15:55
Pour la vie…
 

   

 

L'amour n'a pas d'âge,

Sans cesse il bonifie.

Avec toi, je monte les étages,

Qui nous mènent au paradis.

 

L'amour n'a pas d'âge,

Il vient de l'infini.

Il écrit sur toutes les pages,

Que je t'aime pour la vie.

 

L'amour n'a pas d'âge,

Tu es de plus en plus jolie

Les petites rides au visage,

Sont des signatures embellies.

 

L'amour n'a pas d'âge,

J'en suis profondément ravi !

 

JB

 

 

mardi 20 octobre 2009, a 19:36
Fragile,
 

 

 

 

C'était hier, dans la folie de ma jeunesse,

Je n'avais vu que tes charmes d'adolescente.

L'innocence de nos âges si frêles

Nous cachait la cruauté de la vie.

Poupée de porcelaine, je te courtisais,

A l'ancienne, avec mes seuls baisers brûlants.

Te souviens-tu de nos regards qui enflammaient

Notre imagination, faisant fi de toutes les déraisons ?

Puis, petit à petit, le poids de la vie,

Réveilla tes contrastes sombres et inventés.

A chaque pas, vers tes désespoirs incompris,

Le temps fragilisait ton âme et ton esprit.

Les drames se jouaient sur toutes les secondes.

Je craignais à chaque instant de te perdre.

La vie mettait en déroute la force de nos seize ans.

J'aurais aimé te transfuser de cœur à cœur,

Ma joie de vivre, mes certitudes  et tout mon allant.

Je souffrais en silence,  devant ta transparence

Aux regards de tes démons juges et bourreaux.

Pourtant, il m'était impossible de t'offrir

Le seul fil d'espérance,  à toi la couturière du néant.

De cassures et brisures, ton corps et ton esprit

Se morcelaient,  invariablement,  en fine poussière.

Puis, un souffle léger t'emporta trop tôt,

Vers la grande Lumière que tu craignais tant.

Depuis nos amours illuminent ma mémoire,

Tu es si forte dans mon ciel étoilé,

De notre nuit éternelle et secrète.

 

JB

 

 

lundi 19 octobre 2009, a 10:03
Espérance
 

 

 

La deuxième source d'espoir  

La deuxième source d'espoir tient à l'existence de capacités créatrices qui existent chez tous les individus et dans toutes les sociétés.

Ces capacités sont, en général, endormies parce que les individus sont domestiqués dans des sociétés ossifiées.

A la marge des sociétés, les artistes, les poètes, les musiciens et les inventeurs conservent ces capacités créatrices.

Une crise peut entraîner régressions et désastres, mais aussi éveiller, réveiller la création, l'imagination et l'invention...

Il est possible aujourd'hui de ressusciter l'espérance, étant entendu qu'espoir ne signifie jamais certitude.

 

Edgar Morin (propos recueillis par Eric Tariant)

 

www.hommesdeparole.org

dimanche 18 octobre 2009, a 11:32
Femmes battues.
 

Comme toutes les filles...

Les yeux qui brillent,

Du bleu aux paupières,

Simplement pour plaire,

Dans la vie elle s'élance,

Sa beauté est sa chance.

Dans le miroir elle est belle.

C'est le monde d'une demoiselle !

 

Comme toutes les filles...

L'amour vierge scintille,

Du rouge aux joues

Sont ses seuls bijoux.

Dans la vie elle avance,

Libre de toute alliance.

Dans la boite de nuit,

Elle vit. Vite il la séduit.

 

Comme toutes les filles...

Parfois, la vie se vrille.

 

Du noir trop noir aux cils,

Sa vie est déjà en péril,

Ses rêves d'hier s'effacent,

Les coups du sort la menacent.

Des caresses aux frictions,

De la main aux poings : attention !

 

Comme toutes les filles...

En perte de famille,

Des bleus aux paupières,

Du rouge sang comme repère,

Une brute viole sa maison,

Les coups pleuvent sans raison…

 

Femme battue il faut que tu te lèves

Que ton calvaire cesse et s'achève.

 

JB

mercredi 14 octobre 2009, a 16:38
Ailleurs…
 

 

 

 

« C'est fini ! »

Le médecin retira ses gants et s'essuya le front. Voilà maintenant trente bonnes minutes, qu'il essayait de ranimer le pauvre homme. La crise cardiaque n'avait pas pardonné. Le vieux monsieur n'avait pas jugé bon de remercier ses sauveteurs appelés en urgence par son épouse effondrée dans un fauteuil du salon. A elle, on lui prodiguait maintenant les premiers soins. Le choc était rude. Instinctivement, plus qu'avec sa raison, ébranlée, elle comprenait que sa vie, sa vraie vie se terminait à cet instant. Elle savait que plus rien ne serait comme avant. Elle avait déjà en tête des milliers de regrets. Mais à quoi bon… Sa fille allait arriver rapidement. Les pleurs des uns allaient renforcer les pleurs des autres. Ce défunt avait toutes les qualités... comme tous les défunts. Tous allaient le regretter, même le chat qui avait remplacé son chien ! D'autres vieux allaient suivre sous peu le cercueil en se préoccupant surtout de leur propre destin. Les échéances étaient là. Ils en étaient tous conscients, c'est le privilège de l'âge que de se préoccuper surtout de quoi on va mourir. Ainsi va la vie et… sa fin.

Paradoxalement, le temps passait.

Ce que l'on racontait était donc vrai. Ce tunnel lumineux qu'il était long. Une douceur inconnue l'envahissait. Il n'avait pas l'intention de refuser ce doux moment. Il était donc vraiment bien mort.

« Alors Jan, vous voici aux portes de l'éternité. »

Le voyageur du temps sursauta. Quelle était cette voix étrange ? En d'autres lieux, sans doute, aurait-il essuyé une petite frayeur. Mais là, dans un calme qui le troublait aussi, Jan venait de comprendre qu'il vivait… sa mort !

Oui sa mort. Son cœur, son bon vieux moteur venait de le lâcher tout bêtement alors qu'il regardait la télévision avec son épouse, main dans la main, comme de vieux amoureux. Ce n'était pas suffisant pour le retenir. La programmation céleste primait sur la programmation télé. Rien ne pouvait la modifier.

Il avait de la chance. Pas de douleur. Pas de conscience de sa fin. Pas de frayeur. Pas de regret. Une belle mort,  diront ses amis. Mais mort tout de même et cette voix qui insistait.

« Jan à la porte de l'éternité ».

Il n'avait rien à dire, rien à répondre. Il s'en foutait ! D'ailleurs depuis quelques années, cette petite phrase était son leitmotiv, son zen à lui. Etre cool, était devenu un but en fin de vie. Mais ceci n'avait pas été suffisant pour calmer son cœur !

 La voix reprit de plus belle.

« Je suis l'ange Gabriel... »

Jan connaissait l'histoire de cet archange. Dans le grand livre, il avait lu, qu'il annonçait ici et là des naissances. Depuis, tout ce temps, il avait sans doute dû se recycler pour maintenant accueillir les morts ! Le Ciel aussi devait s'adapter aux situations !

« Avant de vous admettre dans d'autres espaces, nous aimerions connaître vos sentiments sur votre vie passée. »

Si Jan avait encore eu forme humaine, à cet instant un sourire moqueur aurait empli son visage. Passer un examen à cet endroit le rendait hilare. Dire qu'en bas, où ailleurs, les contrôles en tout genre « gonflaient » les humains, voici que, dans le Ciel des anges procédaient eux aussi à ce genre de démarches ! Rire !

Mais ce test l'excita un peu. Enfin, il allait comprendre les zones d'ombres de sa vie. Le pourquoi du comment. Bref, s'il n'avait pas écrit ses mémoires, ni même pratiqué la généalogie, ce petit retour en arrière ne lui déplaisait pas.

« Je vous écoute, Jan »

Gabriel s'impatientait. Que devait-il lui dire ?

Lui qui avait cru à un au-delà plus complexe plus sérieux, il se rendait compte que la fameuse formule « ce qui est en haut est comme ce qui est en bas » s'appliquait surtout à la connerie. Etait-ce possible ?  Lui, Jan, avait travaillé à déchiffrer les textes sacrés, à décrypter les moindres signes, le plus petit symbole, en espérant s'approcher d'un Dieu génial qui au « top » lui expliquerait la grande horloge. Il n'avait pas eu la chance d'avaler, sans restriction les vérités toutes faites d'une religion fabriquée par ses ancêtres. Mais pourtant une petite musique l'avait invité à travailler cette approche de Dieu. "Aide toi et le Ciel t'aidera…"

Le temps était donc venu, dans un instant, il saurait pourquoi le monde existait. Enfin on lui donnerait le but de l'existence du « tout », comme du " rien". Le " tout" était-il né du "  rien " ? Il aurait enfin La réponse !

Là, dans cette après mort terrestre, il deviendrait « l'Elu » qu'il avait toujours espéré devenir. Espéré !

La réalité était tout autre, un ange lui barrait encore la route vers son Dieu Lumière en lui demandant des explications sur sa vie passée. Etait-il tombé dans le labyrinthe d'une administration céleste ?  Sa vie... mais ici, ils la connaissaient tous. Le Ciel, qui était à l'origine de tout et du « Tout », feignait de ne pas connaître son œuvre ! Un gag !

La programmation venait bien d'en haut. Alors à quoi rimait cette mascarade ?

Bien que mort, Jan sentit la moutarde lui monter au nez. Sa vie, ils allaient la connaître et les explications, c'est lui qui allait les demander. Merde alors, ce n'est pas un ange, en phase de recyclage, qui allait l'intimider. Que risquait-il… Il était mort ! Le plus drôle, c'est qu'il n'avait jamais cru aux anges ! Bien, il allait vider son sac. Il ne risquait vraiment plus rien, pour cause… de mort !

L'ange reprit : " Calmez-vous Jan, vous êtes dans un lieu sacré !" Jan n'y croyait pas… (Façon de parler !) Ce Gabriel profitait de lire dans ses pensées pour le remettre en place. L'inquisition céleste n'avait ni borne ni morale ! Non seulement on lui avait piqué son corps, son véhicule de l'âme et maintenant, on lui volait son intimité. A ce moment là, il eut une pensée pour tous ces suicidés qui voulaient échapper à une vie morose. Si ces malheureux avaient la connaissance de cet au-delà, jamais ils n'auraient osé faire le grand saut. Pire qu'en bas !

Bon le temps passait ; mais dans l'éternité ça ne se voyait pas trop. Et puis Jan était un curieux. Mort pour mort, autant voir ces fameux autres "espaces". Alors il réfléchit longuement sur sa vie… Sa vie…

En fin de compte, sa vie était d'une banalité… Il en eut presque honte ! Il ne s'étonna pas si alors, on n'avait jamais parlé de lui dans la presse, s'il n'avait jamais eu matière à écrire un livre ou deux. Aucun scandale. Pire aucun acte de bravoure. Ni héros, ni voyou. Bref, sa vie ressemblait à de la flotte, sans goût, sans saveur. Voilà où il en était à force de respecter les lois, toutes les lois de tous les hommes libres et de bonne morale… Certes, il avait été un petit humaniste à sa façon. Le croyait-il ! Par deux fois, il avait fait traverser la route à des aveugles. Il avait été donneur de sang. Il avait cotisé pour la Croix Rouge et il avait voté au centre pour ne pas froisser ni ses amis de gauche ni ceux de droite. Parce qu'il aimait la nature, il se disait parfois écolo. Il n'aimait pas la chasse ; mais ne crachait pas sur un pâté de lièvre. Pour un peu il serait devenu végétarien ; mais pas crainte d'une certaine logique, il se demandait si la salade arrachée ne souffrait pas également… Alors, il se nourrissait comme tout le monde en craignant les OGM ; mais en recherchant les omégas 3 ! Sa femme, il ne l'avait jamais trompé, surtout par manque de temps, car comme tous les hommes normalement constitués, il avait eu ses petits fantasmes. Bien sûr il avait fait quelques excès de vitesse, les robots-flics étaient intraitables. Comme tout le monde il avait fauché au bureau quelques feuilles blanches et utilisé largement la photocopieuse pour les polys de sa fille ; mais rien de grave. D'ailleurs quand son entreprise fut délocalisée, il n'imagina jamais que cela puisse être dû à ses menus larcins ! A ce stade de sa réflexion, Jan avait toujours une bonne conscience. Son nouveau copain, Gabriel, était étrangement muet. Alors Jan continua son introspection post mortem. Bien sûr, par manque de temps, il ne s'était jamais penché sérieusement sur la faim dans le monde. D'ailleurs, il se sentait encore à l'aise, puisqu'il avait donné aux restos du cœur quelques boites de haricots, les moins chers, parce qu'il fallait savoir se limiter en tout… Et puis les haricots, ça tient au corps ! Le réchauffement de la planète ? Pour lui, la météo étant déjà la science la plus inexacte qui puisse exister, il était persuadé qu'en la matière l'erreur était à la hauteur de l'incompétence de ces savants. Donc pour Jan pas de problème. Bien sûr, il y avait cette calamité du Sida… Il n'avait pas bronché devant le fléau. Il se sentait protégé… par sa fidélité. Pour les autres, ils devaient sortir couverts… C'est tout !

Plus il réfléchissait, plus il se rendait compte, que sa vie était bien plate, même quelconque. Prétentieux, il avait toujours eu un air condescendant pour ces gens qui se comportaient comme des chiens fidèles, fidèles à leur gamelle ! Lui s'était interrogé sur la distance qui sépare la Terre du Ciel. Lui avait cherché la Lumière où d'autres n'y voyaient que la nuit. Lui avait étudié les plus grands philosophes et un peu la théodicée. Lui… Pourtant, il n'avait pas entendu l'appel au secours de Mère Nature et encore moins celui de ses frères en humanité… Lui ! Mais de quoi s'occupait-il enfin ? Ce Dieu ne lui avait rien demandé. Il lui avait surtout dit, il y a bien longtemps, que son pain serait gagné à la sueur de son front, et que de toutes façons, il retournerait poussière, car il n'était que poussière. Et Lui, le prétentieux, c'était imaginé, qu'il était poussière d'étoiles, presque une supernova !

Le ronron de ses pensées avait endormi l'ange Gabriel. Sa tête reposait sur un gros nuage blanc. Jan, intrépide décida d'aller se promener aux alentours du sas paradisiaque…

A quelques pas, dans une légère brume, il crut apercevoir des silhouettes…

Il fut surpris et heureux de revoir son chien Sniff qui était mort voici trois ans. Jan s'approcha de la bête, espérant que les retrouvailles seraient émouvantes.  Rien de tel, le chien le regarda à peine et poursuivit sa route sans aucune émotion. Jan s'interrogea sur cette curieuse attitude. Son Sniff avait-il perdu la mémoire en perdant la vie ? Etait-il devenu ingrat en l'absence de dépendance à l'écuelle ? Jan avançait doucement comme dans un rêve. Il revoyait ici et là des visages connus disparus de la surface de la Terre depuis quelques années. Leurs traits étaient apaisés. Leur démarche lente et gracieuse donnait une impression de vivre un film au ralenti. Mais, ils étaient tous absents, sans émotions, sans… vie !

Au détour d'une vague nuée, Jan rencontra son meilleur ami, Jacques, mort, bizarrement voilà cinq ans. Lui comme les autres semblait jouir d'une quiétude magique. "Hello, Jacques !" sans être convaincu, Jan interpella son vieil ami. Et ô surprise, le miracle se produisit. Jacques comme réveillé par cette interpellation, roula des yeux et un grand sourire entrava son visage. -  "C'est toi, Jan ?" - "Mais… Toi, tu me parles !" – "Oui, je suis dans mes dix minutes de communication… quotidienne… Ici tout est silence !"  Jacques expliqua rapidement à Jan le fonctionnement de son nouvel environnement.  Gabriel avait sans doute commis une petite faute en le laissant passer ; mais ceci lui faisait tellement plaisir… Puis jacques se laissa aller à quelques confidences sur les coulisses terriennes… C'est ainsi que Jan apprit que son meilleur ami, ici présentement mort, l'avait trompé (certains auteurs écriraient "odieusement", ce qui prouvent qu'ils ne savent pas de quoi ils parlent…) trompé durant de longues années et que finalement le Sida l'avait emporté dans le plus grand secret… D'autres petites confidences furent dévoilées ; mais Jan ne les entendait plus ! Gabriel se réveilla et appela son protégé d'un instant. "Jan voulez vous bien revenir au point de départ ?"

Maintenant Jan ressemblait à ces morts célestes. Un zombi ! Dans sa tête un manège infernal s'était mis à tourner : - sa femme – Jacques – leur liaison – le Sida – la mort etc.

"…vous m'avez bien compris ?" Jan refit surface à la fin de cette phrase prononcée par Gabriel. Comme plus rien ne l'intéressait à présent et pour l'éternité, il répondit machinalement "Oui !"

Et c'est ainsi que l'effet tunnel s'inversa et qu'il se réveilla, chez lui…

Manifestement, il se trouvait sur son lit de mort. Il se débarrassa rapidement d'un chapelet qui entravait ses mains. Il était vêtu de son plus beau costume et une cravate noire lui serrait horriblement le cou. Dans le fond de la chambre une chandelle tentait d'illuminer cette pièce sombre.

Gabriel l'avait donc renvoyé sur la terre. Il regrettait de ne pas l'avoir écouté plus attentivement. Avait-il raté son examen de passage ? Un silence étrange régnait dans la maison. Il se leva lentement et arpentât son domicile. Sa femme s'était assoupie sur le canapé du salon. Sur la table des faire-part annonçaient sa mort et son enterrement pour le surlendemain… Il caressa le chat toujours en boule sur son coussin préféré. Il ne bougea pas, comme s'il était devenu insensible aux caresses de son maître. Toutes ces émotions lui avaient coupé le souffle. Il ouvrit la porte pour prendre une bonne bouffée d'air frais. Bien qu'ayant pris toutes les précautions, pour ne pas troubler son épouse, l'appel d'air la réveilla. Elle se précipita alors vers la porte pour la refermer prestement. Jan s'attendait à des pleurs, à de grandes effusions. Son retour miraculeux allait donner des émotions fantastiques.

Rien ! Son épouse passa à côté de lui, presque sur ses chaussures sans broncher. Comme si elle ne le voyait pas. Une angoisse terrible gagna tout son être… Il commençait à comprendre. Il testa son idée saugrenue.  Devant la glace : rien ! Aucun reflet de lui-même. Il retourna dans sa chambre. Son corps était toujours allongé dans une raideur cadavérique.

Jan comprit alors, qu'il serait un fantôme pour l'éternité…ailleurs !

 

JB

   

 

Présentation
« On peut vivre sans philosopher ; mais, on vit moins bien. »
(Vladimir Jankélévitch)


« L'art du clown va bien au-delà de ce qu'on pense. Il n'est ni tragique ni comique. Il est le miroir comique de la tragédie et le miroir tragique de la comédie. »
(SUARES)


« Connaître – Agir – Aimer. » JB

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commentaire(s)
Sacré papy ! Monelle (06/12/2009 09:03)

Un coucou pour te so...

Sacré papy ! Monelle (03/12/2009 09:28)

Voilà une Mamie &quo...

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